Encore un rail.

Tous les matins, je dois m’adonner au même rituel. Je baille, roule la paille.

Tous les matins la même rengaine. Carte vitale, poudre.

Le Vallet incessant, interminable de la routine. J’inspire

 

Me voici avachi dans mon canapé. Séché.  Combien de temps je reste assis à contempler le vide du salon ? j’ai des fourmis aux fesses. J’enfile mon pull en maille bleue.

Je vais à la fenêtre .1 ,2,3 pigeons. 7 voitures. 1 voisin tente de brancher son sèche-cheveux tandis que je tente de connecter mon cerveau.

Sous mes pieds, les débris d’une soirée. Bouteilles brisées, maladresse de bourré. Je me touche le front. Seule caresse que je ne connaisse dans cette solitude qui ne sait que grandir.

 

Texte composé en atelier d’écriture le 9 avril 2019 – Le U La Duchère.