Si la lecture est un voyage assis, les narrations de Poljack en sont bien la preuve. Ses tribulations vous tiennent en haleine pour 4 heures de lecture (temps indicatif de ma liseuse), au rythme cadencé d’un quotidien périlleux.

 

J’ai fait la “rencontre” de Poljack, le héros de Paul-Eric ALLEGRAUD, lors de sa dernière aventure comme agent spécial parti dans les steppes de la Mongolie (”La Momie drômoise”). Un an et demie plus tard, le voici à son compte, sollicité par une grand-mère inquiète de la disparition de son petit-fils. Une étrange statuette l’emmène outre-atlantique à la rencontre d’une séduisante professeure canadienne avec laquelle il s’embarque pour des aventures indiennes, sur les traces de la civilisation antique de la vallée de l’indus.

 

Il y a de l’ADN des grands personnages de l’aventure chez Poljack. Certains voient en lui un brin de James Bond de San Antonio ou même de MacGyver. Mais il semble que ce soit de Bob Morane qu’il se rapproche le plus de par son côté humaniste. A la fois forte tête et attentionné, il se livre à nous dans ses faiblesses humaines. Un super héros humain que l’on ne peut qu’apprécier. Il nous livre avec franchise ses opinions, ses pensées et même ses sentiments, ce point faible qu’il tente de maîtriser avec plus de difficulté dans ce nouvel opus. Et il nous interpelle parfois, nous, lecteurs, dans des apartés qui enrichissent le récit de petites touches d’un ingrédient appartenant plus au genre théâtral, mais qui sont fascinants dans leur capacité à nous embarquer dans un récit encore plus réaliste et vivant.

 

Derrière ce narrateur, se cache un auteur qui sait mener un récit. Paul-Eric nous livre une nouvelle fois un polar construit, alternant calme et action, à la montée en puissante dosée, et savamment ponctué de touches d’humour. Et il ne sacrifie pas à la facilité pour emporter le lecteur le plus averti dans des retournements de situation et des complications inattendus. On ne peut qu’admirer ce challenge tant il est réussi.

 

Mais ce n’est pas tout…

 

Il m’est venu à l’esprit une scène du film “Le Magnifique”, lorsque l’écrivain dit à son éditeur qu’il ne travaille que sur carte postale et dépliant. Je me suis demandée alors quel était le secret de l’auteur pour avoir livré un roman si bien renseigné. De longues nuits de recherches ? Car il ne laisse rien au hasard et à l’imprécision que ce soit sur les détails des lieux ou les habitudes culturelles. Au delà d’un récit d’aventures que l’on suit pas à pas, le roman de Paul-Eric permet une découverte géographique, des savoirs historiques et un apprentissage des us et coutumes dignes d’un baroudeur doublé d’une reporter.

 

Alors, si vous avez besoin d’un peu de dépaysement avant vos aventures estivales sur les plages, laissez-vous aller aux récits de l’habile conteur qu’est Paul-Eric ! …

 

… LD

 

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